Initialement prévu le samedi 09 janvier, le repas des Rois avait été repoussé en raison des conditions météorologiques exécrables, confirmées par l’alerte de Météo France, rendant les déplacements routiers difficiles. Le 23 janvier nous nous retrouvions au restaurant du Vieux Chêne à POUILLEY les Vignes. Il faut souligner que les adhérents du nord franc comtois doivent effectuer un trajet de près de
Furent élus Reine et Rois de l’éphémère royaume du Képi Blanc : Yvette BOLOT épouse de notre camarade Alexandre BOLOT (2ème REI), Jean Valère LEPOUTERE( 2ème RE,1er REC,3ème REI, 6ème REG) et Rolf SCHUBERT(1er BEP/1er REP). Le prochain repas de cohésion sera sans aucun doute celui de la commémoration de CAMERONE.
JPR
Le chef de bataillon René BRUNEL nous a quitté le 23 décembre 2009. Né en 1916 à OULLINS (Rhône) le jeune René BRUNEL aura une jeunesse studieuse. Il fera d’excellentes études au collège Saint Jean de
Tout comme des millions d’hommes en Europe l’histoire va en décider autrement et le déroulement de son existence s’écrira également pour lui d’une autre manière. Mobilisé en 1938, il participe à la “drôle de guerre” et se trouvera en première ligne pour tenter d’endiguer le déferlement des troupes allemandes en juin
Prisonnier René BRUNEL tentera de s’évader à deux reprises. La troisième sera la bonne grâce à l’aide d’un pasteur suisse. De retour en France il retrouve son épouse et son fils à PONTARLIER. Il doit cependant quitter la zone occupée après avoir été dénoncé comme prisonnier évadé. Il passe en zone libre, bientôt rejoint par sa famille.
Après l’invasion de la zone libre par les troupes allemandes, il rejoint la résistance et les FFI. Sa connaissance du matériel ferroviaire sera mise à contribution et servira à retarder les convois allemands. Efficace il le fut si bien qu’après guerre un écrivain anglais voulu lui consacrer un chapitre dans son ouvrage relatant la Résistance et le sabotage ferroviaire. Modeste René BRUNEL déclina la proposition !
A la libération il rejoint la 1ère Armée Française et participe aux combats qui amèneront la capitulation allemande. Il poursuivra une carrière militaire déjà riche d’expériences.
Après un passage par Sidi Bel Abbés, le capitaine BRUNEL est envoyé en Indochine. Il rejoint TOURANE (Annam) où il prend le commandement de la 2ème compagnie du 76ème Bataillon de Génie Légion. A son actif et à celui de ses légionnaires épaulés par les sapeurs du Génie la construction de l’aérodrome et du pont Paul DOUMER de TOURANE. Les légionnaires de la 40ème Compagnie des Camions Bennes (40ème CCB) dont ceux de
L’aérodrome de TOURANE rebaptisée DA NANG après le départ de
Le commandant BRUNEL après plusieurs séjours en Algérie et au Maroc terminera sa carrière au 35ème Régiment d’ Infanterie (le Régiment de l’ As de Trèfle).
Il était titulaire de la Légion d’Honneur ; des Croix de guerre de 39/45 et TOE ; de la médaille des Evadés, de la médaille coloniale, de la commémorative d’Indochine. Il convient aussi d’ajouter qu’il était maître ouvrier du Génie.
Profondément humain et doté d’un caractère joyeux le commandant René BRUNEL a mis en pratique la devise des sapeurs du Génie : “ Parfois détruire – toujours construire” Il a vraisemblablement peut détruit mais beaucoup construit !
Au revoir mon Commandant !
